Samedi 28 novembre à 14h+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

Film en compétition : Longs métrages

Le Lendemain

De Magnus Von Horn
Suède, fiction, 1h42, 2016

Sélection Quinzaines des réalisateurs, Cannes 2015

John, encore adolescent, rentre chez son père après avoir purgé sa peine de prison et aspire à un nouveau départ. Mais la communauté locale n’a ni oublié, ni pardonné son crime. Sa présence attise les pires pulsions chez chacun, l’atmosphère devient menaçante, proche du lynchage. Rejeté par ses anciens amis et abandonnés par ses proches, John perd espoir et la violence qui l’a conduit en prison refait peu à peu surface. Dans l’impossibilité d’effacer le passé, il décide d’y faire face.

Magnus von Horn

Magnus von Horn est né à Göteborg en Suède et a étudié à l’École Nationale de Cinéma de Łódź. Il vit à Varsovie. Il a réalisé plusieurs court-métrages qui ont remporté de nombreuses récompenses à travers le monde. Son documentaire « Radek » a remporté le Prix Maciej Szumowski au Festival du Film de Cracovie. Le court-métrage « Echo », réalisé lors de ses études, a reçu de nombreux prix, dont le Hobby-Horse d’Argent à Cracovie pour le meilleur court-métrage, le Prix du Meilleur Film à Munich et le Grand Prix du Festival Tous Courts d’Aix-en-Provence. « Echo » était également en compétition officielle au Festival de Sundance 2010. La première de son film de fin d’études, « Utan snö » (Without Snow) a eu lieu au Festival International du Film de Locarno 2011, puis a remporté le Grand Prix au Festival International du Documentaire et du Court métrage de Bilbao et a été nominé pour le Prix Guldbagge du Swedish Film Institute. En Pologne, le film a reçu le Hobby-Horse d’Argent au Festival du Film de Cracovie et le Grand Prix du Jeune Cinéma au Festival du Film Polonais de Gdynia. Il est co-scénariste du film « The World » de Anna Kazejak-Dawid.
« Efterskalv » (Le Lendemain) est son premier long-métrage.

Regard sur…

Magnus Van Horn aborde un sujet difficile et douloureux, et choisit pour cela une mise en scène radicale : l’image est froide, le jeu des acteurs tout en retenu, comme cette colère sourde qui affleure à chaque plan. Dans ce décor de campagne suédoise apparemment calme, le spectateur ressent une tension palpable à mesure que la défiance des habitants croit envers cet adolescent qui n’a pas le profil d’un criminel endurci.

Caroline

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